
Effectivement, il y a un mois déja, on s'apprêtaient à traverser l'océan Atlantique pour une durée d'environ 15 jours;comme qui dirait "le grand saut".
C'était magnifique, et bien évidemment, si c'était à refaire, je le referais sans hésitation!
Alors en fait, on descend au "Cap vert" pour choper les "Alizés" (vents qui viennent des terres de l'Afrique du Nord et qui nous portent de façons soutenue jusque de l'autre côté de l'océan, sur les îles des caraïbes). Simplement, nous avons dûs aller les chercher encore un peu plus au Sud, ce qui nous a fait entamer la traversée au moteur!
Durant notre parcours, nous avons eu l'immense chance d'avoir été escortés par quelques espèces des plus insolites à voir, du moins pour une petite parisienne comme moi, qui a grandi loin de la mer: des Dauphins, (une fois ils ont été une bande d'au moins 50!!), un Cachalot, Un Rorqual commun avec ses fameuses nageoires blanches qui nous a fait l'honneur de nous saluer avant de nous quitter (merveilleux souvenir, elle plongeait sous la poupe du bateau et dessinait des huit dans son sillon), des tortues, des poissons volants, un fou de bassan en plein atlantique, des daurades coriphènes et le plus déconcertant, une barque de clandestins désertée!
Notre arrivée sur la Martinique s'est fait sur les 10 heures du matin, avec le privilège très agréable de passer entre l'incontournable "Rocher du Diamand" et le "Mont Larcher", des terres même de l'île.
Et, mouillage final à la Grande Anse des Anses d'Arlets, du Sud Caraïbes.
Encore une fois, juste pour le plaisir, quelques tortues flottants autour des bateaux déja mouillés pour nous accueillir. Eau transparente turquoise, soleil presque au zénith, et le trapèze du bateau n'attendant que nous!!!
Pendant les jours suivant, alors que un à un nos compagnons de galère débarquaient pour s'en aller, nous sommes restés dans le secteur, par petit groupe, à profiter de nous, du temps qui nous restait car l'heure de la fin s'approchait. On s'est retrouvés au pied de la montagne pelée, coincés finalement à Morne Rouge par un temps digne des giboulées de Mars! Chose pas tout à fait normale d'après les autochtones, car nous ne sommes pas encore en saison humide.
En paralèlle des petits plaisirs du Punch coco, des accras, des petits patés salés ou sucrés(spécialités des jours de fêtes), des fruits frais (ananas, mangues, goyaves, noix de coco...), les démarches pour une nouvelle épopée se mettent en place. Alors, les essais chez les employeurs se déploient timidement, les déplacements nécessaires permettent de découvrir des secteurs différents, et de rencontrer des âmes agréablement hospitalières. Le Martiniquait est certe, un dragueur né, mais il est aussi prêt à rendre service dès qu'il le peut. L'auto-stop fonctionne vraiment bien, moi qui n'en ai jamais fais seule, je suis totalement réconciliée avec ce principe de fonctionnement (dans ce sens, spécifiquement). Beaucoup de femmes se sont arrêtées, à ma grande surprise.
Dans les grandes nouveautés, s'ajoute maintenant, l'hébergement du type "couchsurfing". Banque de données sur internet où l'on trouve d'anciens baroudeurs prêts à dépanner, héberger, renseigner.
Pour ma première expérience, je me suis retrouvée dans une grande famille avec plein d'enfants. Akulah, Creation, cousy, coumba, loulou, Ulendo et Dean, pour les présents, étaient mes hôtes polyglotes...
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